Le webinaire Hellio du 24 octobre 2024 a abordé les interdictions de location et présenté diverses solutions de rénovation adaptées pour y répondre.
Instaurée par la loi Climat et Résilience de 2021, l'interdiction de louer des passoires thermiques a rapidement bouleversé le marché locatif. Dès le 1er janvier 2025, les logements classés F et G seront interdits à la location, une mesure qui a soulevé des interrogatoires chez de nombreux propriétaires de biens énergivores, en particulier en copropriété, où une grande partie des appartements est louée. Quel est le périmètre exact de cette interdiction et le calendrier de mise en œuvre ? Quelles sont les étapes à suivre et les aides disponibles ?
En replay, découvrez les éléments essentiels abordés par nos experts Hellio lors de cette web-conférence.
Vous souhaitez améliorer votre DPE ?
Adèle Blanchet et Alexandre Ferrand, nos experts d'affaires publiques et de rénovation énergétique Hellio, ont animé une session de 30 minutes pour traiter en profondeur les aspects suivants :
Hellio accompagne les copropriétés pour leur proposer les solutions les plus complètes, personnalisées et optimisées selon la nature de leur projet de rénovation énergétique.
Les résidences secondaires ne sont pas soumises à l'interdiction de location. La zone géographique n'est pas un critère d'exonération de l'obligation. Si le logement mis en location constitue la résidence principale du preneur et se situe en zone de montage, il est soumis à l'interdiction de location dans les mêmes conditions qu'un logement situé dans une autre zone géographique.
Si à l'AG, la copropriété refuse de voter les PPT qui lui sont présentés malgré un état dégradé, alors, dans le cadre de la lutte contre l'habitat indigne, l'autorité administrative compétente (mairie par exemple) pourra en faire réaliser un d'office aux frais des copropriétaires.
Non, tous les logements sont soumis à l'interdiction, sans condition de superficie.
L'un des rôles du MAR est en effet d'assister dans les travaux le maître d'oeuvre.
Pour être considéré comme une résidence principale, le logement doit être occupé au moins huit mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure, soit par le preneur ou son conjoint, soit par une personne à charge. Un logement classé G au DPE et occupé moins de 8 mois par an (or obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure), n'est en effet pas considéré comme la résidence principale du preneur et échappe à l'interdiction de location.
Vous avez réisolé, changé les vitrages, mais votre logement reste en classe F, et l'interdiction de location s'approche malgré tout. En réalité, pour ce type de bien, il sera possible de justifier, par différentes attestations, que les travaux nécessaires ont été réalisés au maximum de vos possibilités. Même en copropriété, si vous avez réisolé les combles avec l'accord de la copropriété, changé les menuiseries, réisolé par l'intérieur, et que malgré tout le logement reste classé F.
Il n'existe pas d'aides pour la réalisation d'un PPPT. Pour les éventuelles aides locales liées à l'audit énergétique (comme une subvention de la ville de Paris, par exemple), c'est le syndic qui obtient la prime associée à l'audit.
Non. Néanmoins, les SCI sont éligibles à un Coup de Pouce de l'État.
Cela dépend. Si c'est le propriétaire qui décide de financer les travaux avec l'accord de la copropriété, il isolera uniquement les combles au-dessus de son logement et pas ceux des autres copropriétaires. Cependant, dans certains cas, cela peut être à la copropriété de voter pour des travaux à l'échelle de l'ensemble de l'immeuble, afin de réisolier et rénover énergétiquement l'immeuble dans sa globalité, et pas seulement les logements du dernier étage.
L'appartement mis en location est considéré comme la résidence principale du preneur/locataire si le logement est occupé au moins huit mois par an, sauf en cas d'obligation professionnelle, de raison de santé ou de force majeure, soit par le preneur, ou son conjoint, soit par une personne à charge.
Soit l'ensemble de la copropriété, si cela est voté en AG, soit le copropriétaire du dernier étage, si c'est sa décision d'isoler dans le cadre d'une rénovation d'ampleur, par exemple.
Vous ne pourrez pas recevoir les subventions si les devis ont déjà été signés, et travaux réalisés. Il doit y avoir un rôle actif et incitatif.
Le PPPT est indépendant des financements demandés au niveau individuel (aucune incidence sur les subventions disponibles).
Non, les résidences hôtelières ne sont pas soumises à l'interdiction de location. C'est un sujet qui a beaucoup fait débat l'année dernière au Parlement. Les meublés touristiques et les résidences hôtelières peuvent-ils être soumis à l'interdiction de location ? Non, pas encore, mais cela pourrait redevenir un sujet de discussion à partir de cet hiver.
En effet, si les logements sont soumis à l'interdiction de location, cela pourrait entraîner une fuite de ces logements vers le meublé de tourisme, notamment le nombre de logements disponibles pour l'habitat, au profit du tourisme.
À noter : le 7 novembre 2024, la proposition de loi, pour le renforcement des outils de régulation des meublés de tourisme, a été adoptée par l'Assemblée nationale. Ainsi, les meublés de tourisme(nouveaux et existants) mal classés sur le DPE vont devenir progressivement interdits à la location en 2025, 2028 et 2034.
Certains ménages rencontrant des difficultés pour entreprendre les travaux de rénovation énergétique. Il est peu probable que des contrôles soient mis en place partout dès le 1er janvier, mais il sera probablement nécessaire, au minimum, de justifier d'avoir commandé un audit énergétique en amont, d'avoir sollicité des entreprises et d'avoir obtenu plusieurs devis pour prouver que des démarches ont été entreprises en vue de la rénovation à terme. Cependant, il n'est pas possible de répondre avec précision à ce sujet pour l'instant.
Non, l'interdiction de location s'applique qu'au parc résidentiel.
D'après Article L324-1-1 du Code du tourisme, les meublés de tourisme sont des villas, appartements ou studios meublés, à l'usage exclusif du locataire, offerts à la location à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile et qui y effectue un séjour caractérisé par une location à la journée, à la semaine ou au mois.
Le calcul du DPE a évolué pour les petites surfaces depuis le 1er juillet 2024.
Un ITI ne se fait pas avec un R de 6. Généralement, il s'agit d'un R de 3,7. L'épaisseur, une fois terminée, est d'environ 12 cm.
Non, l'obligation concerne uniquement les résidences principales.
Oui, Hellio accompagne même pour du lot par lot, que ce soit pour de l'habitat collectif ou pour du résidentiel individuel.
En appartement, si c'est dans Paris-Centre, les pompes à chaleur sont installables, mais c'est plus compliqué, car il faut installer un groupe extérieur, sur un balcon ou sur des équerres, et percer la façade pour communiquer l'unité ou les unités intérieures à l'unité extérieure. De ce fait, un accord de copropriété est nécessaire, ce qui implique qu'il faut que cela soit voté lors de la prochaine assemblée générale.
Pour un changement de chaudière à gaz individuel vers une chaudière plus récente restant en gaz individuel, aucune demande spécifique n'est nécessaire. En revanche, pour toute intervention touchant au bâtiment, que ce soit individuel ou collectif, cela devra obligatoirement passer par la copropriété et être validé en assemblée générale.
Oui, il est possible d'obtenir des aides même si l'appartement est déjà classé D. Cela peut se faire soit via un parcours accompagné si les critères sont remplis, soit en parcours "poste par poste". Dans un premier temps, un audit est nécessaire pour évaluer les travaux envisageables.
Si l'on comprend bien, cela signifie qu'il y a déjà un bail en cours, avec des locataires présents depuis un certain temps dans le logement, et que le propriétaire-bailleur n'a pas de DPE à ce jour. Le DPE est désormais généralement annexé dans la plupart des cas, et le locataire peut exiger de disposer d'un diagnostic de performance énergétique pour le logement qu'il loue.
Un bail est légalement accompagné d'un DPE. Le locataire peut l'exiger, donc oui, la réalisation de ce dernier est obligatoire.
Non, les pompes à chaleur ne sont pas interdites. Cela ne fonctionne pas par communes. Ce n'est pas parce que c'est Paris intramuros que c'est interdit. Nous en avons déjà installées, mais en effet, cela concerne des bâtiments classés, haussmanniens ou ce que l'on appellerait de manière générale "bourgeois". Bien sûr, on ne met pas de pompe à chaleur sur les balcons comme on veut, donc cela doit obligatoirement être voté en assemblée générale. Mais non, ce n'est pas spécifique à la commune en formation.
Si le logement est considéré comme étant la résidence principale du preneur et n'est pas un meublé touristique, alors il est soumis à l'interdiction de location.
À noter : la proposition de loi a été adoptée à l'Assemblée nationale, les meublés touristiques (nouveaux et existants) classés E, F ou G seront progressivement interdits à la location en 2025, 2028 et 2034.
Les CEE peuvent financer la rénovation des bâtiments tertiaires privés.
À partir de janvier 2025, la mise en location des logements classés G sera interdite. Cette mesure concerne à la fois les nouvelles mises en location et les renouvellements de contrats de bail existants.
Miracle, ce n'est pas sûr, mais en effet, sur les logements rénovés énergétiquement, ce système de VMC améliore grandement la notation en kWh/m²/an.
À compter du 1er janvier 2024, le locataire peut demander au propriétaire la mise en conformité du logement à l’obligation, sans que cela porte atteinte à la validité du contrat en cours.
À défaut d’accord entre les parties ou à défaut de réponse du propriétaire dans un délai de 2 mois, la commission départementale de conciliation peut être saisie pour rendre un avis.
En cas de refus du bailleur de procéder aux travaux :
Il faut examiner ce cas précis. N'hésitez pas à prendre un rendez-vous téléphonique avec une personne de Hellio via le formulaire sur notre site internet afin d'étudier ce projet.
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