Un projet en copro ? 🏢
Avec la hausse des prix de l’énergie et les évolutions de la réglementation, les copropriétaires peuvent vouloir s’équiper de solutions de chauffage plus économiques et plus respectueuses de l’environnement. Alors, quels sont les modes de chauffage à privilégier pour un chauffage collectif ? Qu’en est-il pour le chauffage individuel ? Que choisir ? Hellio fait le point dans cet article.
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L’INFO HELLIO :
Si la copropriété dispose d’un chauffage collectif, la réglementation impose la mise en place d’un compteur ou d’un répartiteur permettant l’individualisation des frais de chauffage : grâce à ce système, chaque occupant ne paie ainsi que sa consommation réelle.
Dans une copropriété, on distingue deux modèles de chauffage :
Le modèle de chauffage de l’immeuble est défini par le règlement de la copropriété.
Si une copropriété dispose d’un chauffage collectif, il est très difficile pour un propriétaire de passer au chauffage individuel. Cela implique des travaux et une modification des clés de répartition des charges collectives, obtenue après un vote à l’unanimité, souvent très difficile à obtenir.
Cependant, ce n'est pas interdit ni impossible. En savoir plus sur la suppression du chauffage collectif.
Que ce soit avec un chauffage collectif ou individuel, le propriétaire dispose de différentes solutions pour équiper son logement.
En 2021, les appartements, occupés à titre de résidence principale, étaient principalement chauffés avec :
Ainsi, le gaz naturel est l’énergie de chauffage qui prédomine dans les copropriétés (presque 6 millions de logements), suivie de près par l’électricité (un peu moins de 5 millions de logements).
Source : ministère de la Transition écologique.
Parmi les principaux modes de chauffage collectif, on trouve la chaudière à gaz, le chauffage urbain et la chaudière au fioul.
La chaudière à gaz collective permet de fournir du chauffage et/ou de l’eau chaude dans tous les appartements. L’eau chauffée, grâce à la combustion du gaz naturel, circule dans un réseau de tuyauterie qui alimente tous les logements.
Si elle est pratique et confortable, la chaudière gaz collective ne remplit pas les exigences de la réglementation environnementale en vigueur : le chauffage exclusivement au gaz sera interdit dans l’habitat collectif neuf, à partir de 2025. Dans un immeuble ancien, il sera en revanche toujours possible de remplacer une ancienne chaudière à gaz par un modèle plus performant.
Adapté aux grandes copropriétés, le chauffage urbain implique le raccordement de l’immeuble à un réseau de chaleur situé à proximité. Plusieurs sources d’énergie permettent d’alimenter ce système de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire. Si des énergies fossiles (gaz, fioul…) peuvent être utilisées, les réseaux de chaleur intègrent de plus en plus d’énergies renouvelables (géothermie, bois, récupération de chaleur “fatale”...).
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L’ASTUCE HELLIO :
Pour s’adapter aux évolutions de la réglementation, les copropriétés peuvent aussi faire le choix d’une solution de chauffage hybride (exemple : chaudière collective à haute performance au gaz + pompe à chaleur collective).
Même si elle offre un bon confort thermique, la chaudière au fioul collective est de moins en moins présente dans les copropriétés. Pour cause, le chauffage exclusivement au fioul est interdit depuis le 1er juillet 2022. Les alternatives, moins polluantes, sont donc désormais favorisées.
Dans les copropriétés disposant d’un chauffage individuel, on trouve des appartements principalement chauffés à l’électricité ou équipés de chaudières à gaz individuelles.
Pratiques et peu encombrants, les radiateurs électriques sont très présents dans les appartements pourvus d’un chauffage individuel. Simples à installer et abordables à l’achat, les radiateurs chauffent le logement grâce à l’électricité. Malgré la hausse du prix de l’électricité, ce mode de chauffage reste très populaire.
L’efficacité de ces appareils est très variable : on peut différencier les « grille-pains » des années 70 et les émetteurs dernière génération, avec régulation automatique par exemple.
La chaudière individuelle au gaz est également très présente dans l’habitat collectif. Ici, l’appartement est doté de sa propre chaudière, qui assure généralement le chauffage ainsi que la production d’eau chaude. Puisque la réglementation se durcit vis-à-vis des énergies fossiles, le chauffage individuel 100 % gaz devrait progressivement disparaître des appartements.
Des modèles compacts et muraux permettent une pose facile dans la cuisine par exemple.
Avec une réglementation de plus en plus exigeante à l’égard des énergies fossiles et la hausse de prix de ces dernières, il vaut mieux privilégier les solutions de chauffage à énergies renouvelables en copropriété.
Si certains de ces modes de chauffage sont déjà connus, d’autres options, moins courantes, peuvent aussi être envisagées.
La liste ci-dessus n’est pas exhaustive : on peut également citer les poêles, plus rares.
À lire aussi : notre article sur la chaudière à cogénération en copropriété.
LE CHIFFRE HELLIO : 15 %
Pour réduire la facture de chauffage de votre appartement, vous pouvez aussi mettre en place un thermostat programmable. Il peut vous assurer jusqu’à 15 % d’économies d’énergie (source : Ademe). Jusqu’au 31 décembre 2024, le dispositif “Coup de pouce pilotage connecté du chauffage pièce par pièce” vous permet de bénéficier d’une aide financière lors de son installation.
La mise en place d’un chauffage collectif ou individuel plus performant permet de réduire l’impact environnemental de la copropriété et de réduire les frais de chauffage. Sous certaines conditions, les travaux de chauffage de la copropriété peuvent être éligibles à des aides financières mises en place par les pouvoirs publics (MaPrimeRénov’, prime CEE (Certificats d’Économies d’Énergie)…).
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