Les travaux de calorifugeage, qui ciblent la tuyauterie de chauffage dans les parties communes, limitent le gaspillage d’énergie. Cette opération valorise la copropriété, la rend plus propre et contribue à réduire le montant des charges. Autant de bonnes raisons de se lancer, à une période où les tarifs de l’énergie n’en finissent plus d’augmenter.
Depuis août 2025, le calorifugeage n'est plus financé par la prime CEE.
Hellio aide les copropriétaires à baisser leurs charges
Le mot « calorifugeage » provient du latin « calor » et « fugere », ce qui signifie littéralement « fuir la chaleur ». C’est une opération technique qui consiste à isoler les tuyaux de chauffage et d’eau chaude sanitaire dans les parties communes des immeubles.
Souvent, les isolants posés sur les tuyaux ont le même âge que les bâtiments. Usés par le temps, ces matériaux dégradés sont peu, voire plus du tout efficaces.
En pratique, le calorifugeage consiste donc à recouvrir d’un matériau hautement isolant les tuyaux d’eau chaude sanitaire et de chauffage ; ainsi que les tuyaux transportant les fluides frigorigènes, lorsque l’immeuble est climatisé. Ainsi, les déperditions de chaleur diminuent, et les performances thermiques de la copropriété s’améliorent.
Selon les données d’Hellio, la pose d’isolants de classe 4, bien plus performants que les matériaux d'ancienne génération, permet de réaliser des économies globales de 5 % sur les factures des immeubles, voire davantage si le patrimoine est particulièrement dégradé.
Les travaux de calorifugeage se déroulent dans les chaufferies et les parties communes. Ils s’articulent en plusieurs étapes.
L’ASTUCE HELLIO :
En complément des travaux de calorifugeage, il est conseillé de procéder à l’isolation des points singuliers dans les chaufferies et les sous-stations de l’immeuble. Ces travaux consistent à poser des matelas amovibles sur toutes les vannes, les réducteurs, les clapets et les filtres. À la clé, une réduction des déperditions énergétiques supplémentaire, et donc une baisse des dépenses énergétiques pour la copropriété.
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Dans les immeubles où l’eau chaude ou le système de chauffage sont collectifs, les déperditions de chaleur au niveau des tuyauteries mal isolées sont élevées. Un problème d’autant plus important lorsque la chaudière se trouve loin des points d’acheminement tels que robinets et radiateurs : sur son chemin, l’eau perd de nombreux degrés.
L’isolation des conduits de tuyauterie permet de réduire sensiblement ces pertes thermiques. La chaudière n’a alors plus besoin d’autant de puissance pour satisfaire les besoins des occupants. Par conséquent, ces derniers peuvent tirer une eau légèrement plus froide de leur robinet, ou baisser légèrement le niveau de leurs radiateurs, pour un confort similaire.
C’est aussi l’occasion pour la copropriété d’améliorer sa classe énergie sur le DPE (diagnostic de performance énergétique). Une meilleure lettre = une plus-value en cas de mise en vente ou location.
C’est la conséquence directe de la réduction du gaspillage : grâce à l’isolation des tuyaux, les factures d’eau chaude et de chauffage collectif diminuent. Ceci permet à la copropriété de réaliser des économies sur le long terme, et de réduire le montant des charges de copropriété.
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Si les tuyaux d’eau chaude ou de chauffage sont mal isolés, les résidentes et résidents doivent systématiquement régler leurs robinets ou radiateurs aux températures les plus élevées.
Après les travaux de calorifugeage, les résidents profitent d’une eau chaude à température constante. C’est la fin des « chauds-froids » intempestifs sous la douche, ou pendant la vaisselle !
LE CHIFFRE HELLIO : 55 °C
C’est en général la température de l’eau chaude au départ de la chaudière collective. Mais cette eau peut perdre plusieurs degrés avant d’arriver à destination. C’est plus particulièrement vrai lorsque les tuyaux sont longs, et qu’ils traversent des zones non isolées tels que des caves ou des garages.
Le calorifugeage lutte contre l’insalubrité des parties communes. Cette opération évite en effet le gel des canalisations durant l’hiver, et les infiltrations causées par la condensation. Finis les tuyaux vétustes qui s’effritent au sol des caves et des parkings. Les parties communes et les sous-sols sont plus sains, plus propres, plus agréables.
« D’un point de vue esthétique, c’est absolument génial, il n’y a pas d’autres termes... et cela nous permet de faire une économie de chauffage. »
M. Charpentier, membre du conseil syndical de la résidence de l'Espace à Vitry-sur-Seine
Par ailleurs, le chantier de calorifugeage peut révéler la présence d’amiante. Dans ce cas, la copropriété peut déclencher un plan d’action concret de désamiantage, qui va assainir et valoriser l’immeuble.
L’INFO HELLIO :
En plus du calorifugeage, la copropriété peut prévoir de programmer des chantiers d’amélioration énergétique complémentaires comme l'isolation thermique des murs ou de la toiture. Ce bouquet de travaux va permettre à l’immeuble de réaliser un bond en avant en matière de performances énergétiques. Cette valorisation profite à tous les copropriétaires, notamment à celles et ceux qui envisagent une revente.
Le calorifugeage fait partie des travaux de rénovation les moins contraignants. En effet, il n’est pas nécessaire d’intervenir sur le gros œuvre pour isoler la tuyauterie, et tout se passe dans les parties communes peu visitées, sans gêne pour les habitants.
De plus, les entreprises de calorifugeage veillent à laisser le chantier propre, notamment en entreposant le matériel nécessaire aux travaux dans une seule et même pièce, et en évacuant plusieurs fois par semaine les anciens isolants dans des sacs, direction la déchetterie !
Les travaux de rénovation énergétique impliquent, en général, un vote à la majorité absolue en assemblée générale (AG).
Ce processus peut s’avérer fastidieux. Cependant, dans le cadre d’opérations financées à 100 % via diverses aides publiques ou versées par les fournisseurs d’énergie, le passage à l’acte pouvait être plus rapide. En effet, aucune avance de trésorerie n’est demandée lorsque la résidence valide les conditions d’éligibilité. Un point déterminant pour les copropriétaires, qui peuvent alors se décider plus vite.
❌Depuis le 1er août 2025, le 71e arrêté CEE a abrogé la FOST BAR-TH-160 dédiée au financement de l'isolation d'un réseau d'eau chaude et de chauffage d'un bâtiment résidentiel.
Grâce au dispositif des CEE (certificats d’économies d’énergie), le chantier de calorifugeage pouvait être pris en charge jusqu’à 100 %, si :
En passant par le Coup de rénovation Rénovation performante d'un bâtiment résidentiel des CEE, il est possible de financer des travaux de calorifugeage.
Ce dispositif de l’Anah prévoit deux types de primes à destination des copropriétés qui souhaitent rénover :
Pour être éligible à la seconde, MaPrimeRénov’ Copropriété, le chantier doit permettre un gain énergétique d’au moins 75 %. Le projet peut ainsi comprendre une isolation thermique par l’extérieur (ITE), un remplacement du système de chauffage, un changement des fenêtres et un calorifugeage par exemple. De plus, le recours à l’AMO (assistance à maîtrise d’ouvrage) est obligatoire.
Pour financer des travaux de calorifugeage, les copropriétés peuvent aussi profiter :
À noter que, pour profiter de la plupart des dispositifs d’aide, le syndic de copropriété doit faire appel à des professionnels certifiés RGE (reconnus garant de l’environnement). En revanche, ce n’était pas le cas pour la prime CEE dans le cadre d’une opération de calorifugeage.
Un projet d'économies d'énergie en copropriété ?