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Le secteur du bâtiment est l’une des principales cibles du gouvernement face à l’enjeu de transition écologique. En effet, seulement 7,2 % du parc de logements français serait peu énergivore (classes DPE A ou B). A contrario, 13,9 % du parc est composé de passoires thermiques, ces logements très gourmands en énergie, classés F ou G (15,6 % en maison, 11,7 % en appartement). Certains experts considèrent même ce chiffre comme largement sous-estimé. Le chantier est colossal !
Le législateur durcit la réglementation pour inciter à la rénovation énergétique, par le biais notamment de la loi Climat et résilience. Focus sur les principales mesures et les travaux concrets à réaliser pour l’isolation d’un appartement individuel et pour une copropriété.
Hellio, partenaire en rénovation énergétique des copropriétés
La loi portant sur la lutte contre le dérèglement climatique et le renforcement de la résilience face à ses effets, dite « Climat et Résilience », a été promulguée le 20 juillet 2021. Ce texte comporte 277 articles, portant sur les sujets de consommation, production, transport et logement. Certaines mesures sont entrées en vigueur en 2022, d’autres seront progressivement déployées jusqu’en 2034.
Cette loi a pour objectif d’accélérer la transition écologique, par exemple en incitant les propriétaires d’appartement ou de maison à rénover leurs logements. De nombreuses mesures concernent la lutte contre la précarité énergétique, le réchauffement climatique, et visent l’amélioration du confort thermique des occupantes et occupants.
Depuis 2022, les propriétaires de logements dits « passoires thermiques » ne peuvent plus augmenter le loyer de leur appartement ou maison mis en location. Cette interdiction concerne également l’augmentation selon l’indice de référence des loyers (IRL). Concrètement, il s’agit du gel pur et simple des loyers de ces logements énergivores.
À terme, ces logements qui consomment beaucoup d’énergie seront progressivement interdits à la location :
À lire aussi: Notre article sur l'obligation de l'isolation thermique en copropriété.
En France, le secteur du bâtiment représente 23 % des émissions de gaz à effet de serre (GES). Ces GES sont responsables du réchauffement climatique. Dans les logements, ils sont causés par :
LE CHIFFRE HELLIO : 40 %
La loi Climat et résilience traduit une partie des propositions de la convention citoyenne pour le climat afin de réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre en France.
Optimiser le confort thermique ne se résume pas à lutter contre le froid et les zones froides du logement. Le confort thermique représente l’équilibre entre le bon taux d’humidité et une température ambiante agréable dans le logement, tout au long de l’année, été comme hiver.
Un logement bien isolé est primordial pour préserver la santé des occupantes et occupants et leur faire réaliser des économies sur leur facture d’énergie.
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L’isolation thermique consiste à diminuer les transferts de chaleur entre l’intérieur et l’extérieur. Concrètement, à rester au chaud en hiver, et au frais en été. En plus du confort accru, cela évite de surchauffer ou surclimatiser selon la température extérieure, d’où la baisse des dépenses énergétiques.
Pour ce faire, on ajoute une couche isolante sur différentes parois, afin de créer une barrière protectrice autour de la résidence.
L’isolation, c’est bien, une démarche globale, c’est mieux ! Moins consommer passe par une rénovation performante mais aussi par une construction réfléchie à la base — les bons matériaux, la bonne configuration, les bonnes conditions en toute saison… — ainsi qu’une sensibilisation des habitants. Tous ces facteurs doivent être pris en compte pour tendre vers une sobriété énergétique, c’est-à-dire une consommation minimale, adaptée aux besoins et qui préserve les ressources.
On distingue deux approches lorsqu’on envisage de rénover un appartement :
Ces deux méthodes sont complémentaires et peuvent donner droit à de nombreux financements.
Dans le cas d’un appartement, des travaux sont possibles à titre individuel, même si l’appartement fait partie d’une copropriété. Lorsque l’isolation thermique est réalisée par l’intérieur, ces travaux de rénovation n’impliquent pas d’autorisation préalable de la copropriété, à faire voter en assemblée générale (AG).
Le principe de l’isolation revient à poser une épaisseur d’isolant entre un espace chauffé et un espace non chauffé. De fait, la plupart des logements d’une copropriété n’ont qu’une seule solution à envisager : les murs. En effet, hormis les lots du rez-de-chaussée ou du dernier étage — qui ont respectivement un contact avec les planchers bas ou les combles —, les appartements n’ont que cette paroi donnant sur l’extérieur.
Le défaut d’isolation thermique des murs cause 20 à 25 % de déperditions d'énergie dans une maison ancienne ; un ordre de grandeur qui peut varier pour un immeuble collectif, mais cela donne une idée du potentiel.
L’isolation par l’intérieur (ITI) est un bon moyen d’améliorer l’isolation thermique et acoustique entre les pièces. Ces travaux sont réalisables dans le neuf, mais sont particulièrement adaptés aux logements anciens dans le cadre d’une rénovation. Problème majeur cependant : la perte de volume habitable, et l’accès compliqué durant l’intervention.
Autre action possible : remplacer de vieilles fenêtres par des menuiseries performantes. Privilégiez notamment le double vitrage, voire triple. Attention à respecter les contraintes visuelles imposées par le service d’urbanisme ou les règles de la copropriété.
Le plus souvent, l’isolant thermique est utilisé sous forme de rouleaux ou de panneaux semi-rigides. Le matériau employé est généralement de la laine minérale (laine de verre ou laine de roche). Parfois, il peut s’agir de laine biosourcée (laine de chanvre, fibre de bois, ouate de cellulose…), car elle possède de bonnes qualités thermo-acoustiques.
Peu d’études officielles donnent des prix en appartement. En 2019, l’Ademe a observé 102 chantiers d’isolation intérieure en maison individuelle. Voici les prix relevés au mètre carré :
Cette fourchette dépend entre autres du type d’isolant utilisé, ainsi que de la technique employée par le professionnel.
Une autre étude, « Perf in Mind », indique des coûts plus élevés (page 222) ; ceci vient surtout des exigences de performance plus ambitieuses du projet. Sur 17 travaux d’ITI analysés, on constate une moyenne de 87 euros au mètre carré. Ce prix dépasse parfois 100 €/m2 et ne descend pas sous les 50 €/m2.
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Les rénovations globales sont les plus efficaces en termes de gains énergétiques. Elles impliquent des travaux d’envergure sur l’ensemble d’un immeuble en copropriété. À partir du moment où le chantier rénove des parties communes, un vote en assemblée générale s’avère impératif.
L’INFO HELLIO :
L’Agence de l'environnement rappelle que la moitié des déperditions d’énergie est généralement située à deux endroits :
L’isolation de la toiture est primordiale, et permet de limiter drastiquement les déperditions. L’immeuble perd de la chaleur par le haut, mais également par le bas. En haut, il s’agit d’isoler les combles (perdus ou aménagés) par la pose de panneaux ou soufflage d’isolant en vrac.
Par ailleurs, la déperdition thermique via les locaux non chauffés situés en sous-sol (cave, parking, chaufferie, etc.) peut être limitée en isolant les planchers bas. Cela consiste à projeter un flocage au plafond, ou à fixer des panneaux rigides.
D’autre part, le calorifugeage désigne l’isolation des réseaux de chauffage et d’eau chaude sanitaire. En protégeant ces canalisations qui démarrent au niveau de la chaudière collective, la copropriété peut économiser sur ses charges. En effet, cette opération permet de réduire les pertes de chaleur lors du passage du fluide dans les tuyaux.
Grâce à la prime des Certificats d’économies d’énergie (CEE), le calorifugeage est une opération d’isolation gratuite. Et ce, même en 2022, malgré la baisse des aides.
Le calorifugeage est quasiment indissociable de l’isolation des points singuliers (vannes, robinets, compteurs…) qu’on trouve le long de la tuyauterie.
Enfin, l'isolation thermique des murs par l'extérieur (ITE) donne de meilleurs résultats que l’ITI, par la pose de panneaux isolants, d’un bardage ou d’un enduit directement sur la façade extérieure. En outre, elle ne réduit pas le volume des appartements.
L’ASTUCE HELLIO :
La majorité absolue — dite de l’article 25 — correspond à la majorité des voix de tous les copropriétaires (présents, représentés et absents à l’AG).
Ce projet de rénovation doit faire l’objet d’une résolution distincte par type de travaux, qui sera votée par les copropriétaires lors d’une assemblée générale. Les travaux de rénovation énergétique sont soumis à la règle de majorité de l’article 25.
Alors que le calorifugeage est généralement pris en charge à 100 % grâce à la prime CEE, le reste des travaux implique des dépenses pour les copropriétaires. L’ITE représente le projet le plus coûteux, loin devant les planchers bas et les combles. Difficile de donner un chiffre précis tant les tarifs varient selon la surface, le matériau, la technique ou encore l’entreprise de travaux. Sans oublier les aides financières sollicitées. Le mieux est de demander un devis ; nous vous invitons à vous inscrire sur Hellio.
Une isolation à 1 euro, c’est possible ? Plus maintenant, sauf pour calorifuger les réseaux. Les primes pour isoler les combles ou les planchers bas ont diminué il y a peu, rendant impossible le financement intégral du chantier.
Comme pour les travaux, les dispositifs de soutien diffèrent selon qu’ils soient demandés à titre individuel ou collectif. Attention, pour obtenir des aides, le recours à une entreprise — souvent qualifiée RGE* — est indispensable.
*Reconnu garant de l’environnement
Les travaux de rénovation énergétique sont désormais largement subventionnés par l'État. Plusieurs aides financières viennent alléger la facture :
Les syndicats de copropriétaires sont éligibles à certaines aides cumulables entre elles, pour réduire leur reste à charge :
Un accompagnement de A à Z pour isoler les copropriétés