Un projet d'isolation ? 🏢
Depuis la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015, les copropriétés font face à de nouvelles obligations. Parmi ces contraintes, celle d’isoler les murs lors d’un ravalement de façade important. En outre, de nouvelles dispositions légales voient actuellement le jour, et vont créer de nouvelles obligations d’isolation thermique en copropriété. Hellio fait le point sur les différentes réglementations en vigueur et à venir sur le sujet.
Même si aucune loi n'impose directement l'isolation des bâtiments, de nombreuses mesures incitatives et contraintes poussent les copropriétaires à lancer ce type de chantier.
Isolation ou rénovation globale, Hellio vous accompagne
Avec le chauffage, l’eau chaude sanitaire ou encore la climatisation, le bâtiment représente une part considérable de la consommation énergétique de la France. C’est la raison pour laquelle le législateur impose de plus en plus de règles pour faire baisser la consommation d’énergie des logements.
Objectif fixé par la loi de 2015 relative à la transition énergétique : 100 % de bâtiments basse consommation (BBC) en France d’ici 2050.
Cela correspond à des immeubles bénéficiant de l’étiquette énergie A ou B (sur le diagnostic de performance énergétique, DPE), soit une consommation de moins de 110 kWh/m²/an. Pour parvenir à cet objectif, l’isolation représente une opération cruciale, puisque d’importantes déperditions d’énergie ont lieu via les combles, les murs ou encore les planchers bas.
LE CHIFFRE HELLIO : 3 280 kWh/an
C’est l’économie d’énergie moyenne obtenue pour les logements en habitat collectif en 2019 suite à des travaux d’isolation de la toiture, des murs ou du plancher (source : ministère de la Transition écologique). Pour comparaison, un appartement de 75 m2 consomme, en moyenne, 9 800 kWh/an pour le chauffage et l’eau chaude (source : Total).
Dans cette optique de combattre les déperditions de chaleur, plusieurs dispositions légales rendent l’isolation obligatoire en copropriété. Mais attention : il y a des exceptions.
Premier cas de figure où l’obligation d’isolation thermique s’applique en copropriété : les travaux embarqués. Concrètement, cela veut dire que lors d’une opération de rénovation importante, il est nécessaire d’embarquer des travaux d’isolation du bâtiment en même temps. Cette mesure vise trois types de travaux, et elle s’applique à la plupart des bâtiments, pas seulement aux copropriétés :
L’INFO HELLIO :
Ces travaux de rénovation énergétique sont très encadrés. Dans les trois cas, le législateur a prévu des valeurs minimales de résistance thermique (la mesure de la performance d’une bonne isolation) après travaux. Ces valeurs varient en fonction de la zone climatique de la copropriété. En France métropolitaine, il y a trois zones : H1 (le Nord, l’Est et le Centre), H2 (l’Ouest et le Sud-Ouest) et H3 (le Sud-Est). Pour connaître tous les détails de ces valeurs, l’Ademe propose un guide complet.
Toutefois, il existe 5 principales dérogations à ces obligations d’isolation. C’est le cas si :
Pour tout projet d’isolation, Hellio conseille les gestionnaires et syndics
Mais ce n’est pas tout. La loi Climat et résilience, adoptée à l'été 2021, prévoit de nouvelles obligations pour les passoires thermiques (étiquettes F et G du DPE). Cependant, ces mesures ne concernent pas les copropriétés en tant que telles : elles visent d’abord les propriétaires et les copropriétaires bailleurs.
Les propriétaires bailleurs de biens classés F ou G n'ont plus le droit d'augmenter leur loyer. Ils doivent passer par la case rénovation.
Depuis le 1er janvier 2023, les logements très énergivores — qui consomment plus de 450 kWh/m2/an en énergie finale — ne peuvent plus être mis en location. Ils sont considérés comme de l’habitat indécent. Concrètement, cela signifie que des travaux de rénovation globale (comprenant l’isolation) seront obligatoires si le copropriétaire souhaite mettre son bien en location.
En 2025, tous les logements classés G (plus de 420 kWh/m2/an d'énergie primaire et/ou 100 kgCO2eq/m2/an) deviendront interdits à la location.
Nouveau palier de la réforme en 2028. À cette date, les appartements et les maisons classés F (soit ceux qui consomment plus de 330 kWh/m2/an) seront, à leur tour, interdits à la location. Les locataires pourront alors exiger que leur propriétaire ou leur bailleur réalise des travaux de rénovation énergétique comprenant souvent l’isolation des combles, celle des murs, etc.
Enfin, en 2034, la réglementation interdit de louer les biens classés E.
L’ASTUCE HELLIO :
Sans attendre 2025 ou 2028, de nombreuses aides financières à l'isolation et à la rénovation énergétique permettent d’envisager des travaux d’isolation dès maintenant, en particulier pour les passoires énergétiques. Par exemple, MaPrimeRénov’ Copro est bonifiée en cas de sortie des classes F ou G avec une rénovation globale. Et, même pour les autres bâtiments, le cumul des certificats d’économies d’énergie (CEE) et de MaPrimeRénov’ permet de se lancer dans des opérations de rénovation importante, en limitant les frais pour les copropriétaires.
Autre obligation progressive pour les copropriétés : établir un plan pluriannuel de travaux.
Les contraintes légales ne sont toutefois pas les seuls arguments qui doivent inciter les copropriétés à effectuer des travaux d’isolation thermique. Ces opérations comportent de nombreux avantages, quelle que soit la classe énergétique du logement ou de l’immeuble.
La pose d’un isolant sur les murs, les planchers bas, la toiture ou même les tuyaux d’eau chaude (calorifugeage) permet de diminuer les déperditions thermiques. De cette manière, les occupants du bâtiment ont moins besoin de solliciter le système de chauffage, puisque l’étanchéité de l’immeuble maintient la chaleur à l’intérieur.
À la clé : une baisse sensible de la facture énergétique pour l’ensemble de la copropriété. Cela permet également d’améliorer le confort thermique et phonique du logement. Les appartements deviennent moins sensibles aux aléas du climat et aux bruits extérieurs, puisque l’isolant bloque généralement également une partie du son.
De surcroît, l’isolation de la copropriété engendre une vraie plus-value. C’est ce qu’on appelle la valeur verte d’un logement. Pour faire simple, une habitation avec une bonne isolation et une bonne classe énergie (A ou B notamment) se vend plus cher sur le marché de l’immobilier qu’un bien équivalent avec une étiquette énergie défavorable (F ou G).
Ainsi, selon une étude des Notaires de France, un appartement de classe A ou B dans le Grand Est est valorisé 13 % plus cher qu’un même bien de classe D. Quant aux appartements classés F ou G, ils se vendent 6 % moins cher que ceux de la classe D équivalents.
Avec la vente massive de passoires thermiques, le phénomène de dépréciation s'accentue. L'offre de logements énergivores ne trouve plus assez de demandeurs. C'est peut-être le moment d'acheter puis de rénover — en recevant les subventions existantes — pour bénéficier d'une belle plus-value !
Pour lancer des travaux d’isolation — obligatoires ou non —, la copropriété a deux possibilités :
Hellio recommande la seconde option : c'est elle qui garantit la meilleure efficacité du projet, tout en le rendant éligible à Ma Prime Rénov' en copropriété.
Un accompagnement de A à Z pour l’isolation des copropriétés