Un projet en copro ? 🏢
Véritable enjeu des années à venir, la rénovation énergétique des bâtiments se place au cœur des politiques publiques, avec de nombreuses aides financières et incitations pour se lancer. Pour les copropriétés, c’est l’occasion d’entreprendre une rénovation énergétique globale, c’est-à-dire un bouquet de travaux pour améliorer la performance énergétique du bâtiment en profondeur. Mais comment atteindre ces gains énergétiques ? Comment se lancer en toute sérénité avec des interlocuteurs de confiance ? Le guide complet en 2025.
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Nouvelles aides à la rénovation des bâtiments, interdiction progressive des locations de passoires thermiques… Depuis quelques années, les mesures du gouvernement se multiplient pour faire baisser la consommation énergétique des logements en France. Objectif : contribuer à atteindre la neutralité carbone pour le pays d’ici 2050. Pour les copropriétés, c’est le moment ou jamais de se lancer dans un projet de rénovation énergétique. En effet, plusieurs facteurs incitent les syndics ou les copropriétaires eux-mêmes à entreprendre ce type de travaux de rénovation énergétique.
L’ASTUCE HELLIO :
Pour faire baisser les charges de la copropriété, il est également possible de faire appel à un courtier en énergie. Nos experts trouvent le fournisseur le plus adapté, et renégocient le contrat d’énergie au nom de la copropriété. Objectif : obtenir le meilleur contrat, au meilleur prix.
Premier phénomène qui pousse de plus en plus de copropriétés à réaliser des travaux d’amélioration énergétique : la hausse quasi continue des charges. En effet, depuis plusieurs années, les charges de copropriété explosent avec une hausse jusqu’à deux fois plus importante que l’inflation, selon l’Association des responsables de copropriété (ARC). Seule exception : l’année 2020 qui a vu ces charges diminuer d’environ 2 %.
Le chauffage collectif représente à lui seul presque 29 % de toutes ces dépenses communes, toujours d’après les données de l’ARC. Le remplacement du chauffage et/ou d'eau chaude sanitaire par un système moins énergivore, couplé à des travaux d’isolation du bâtiment, représente donc un bon investissement pour réduire durablement ce poste de dépense.
Cependant, le volet financier n’est pas le seul argument qui pousse certaines copropriétés à franchir le pas de la rénovation énergétique globale. En plus d’une hausse des charges, les copropriétaires sont aussi confrontés à une réglementation de plus en plus stricte en matière énergétique. Dans le collimateur des autorités : les passoires thermiques, ces logements qui consomment plus de 330 kWh/m2/an et qui émettent plus de 70 kg CO2/m2/an. Cela correspond aux classes énergie F et G du nouveau DPE (diagnostic de performance énergétique). Ces logements très énergivores seront peu à peu interdits à la location :
Seule possibilité pour les propriétaires de ces logements qui souhaitent mettre leur bien en location : lancer une rénovation globale, soit un bouquet d’opérations qui, combinées, permettent de sortir des pires classes DPE.
De plus, il n’y a jamais eu autant d’aides financières pour soutenir l’effort de rénovation complète des copropriétés. Par exemple, la subvention de l’Anah (Agence nationale de l’habitat) MaPrimeRénov’ — réservée jusqu'en 2021 aux particuliers — est ouverte aux copropriétés via le dispositif MaPrimeRénov’ Copro. Depuis 2024, les montants maximaux ont été relevés à 18 750 € par logement (contre 6 250 € en 2023).
Une aide cumulable avec les primes des certificats d’économies d’énergie (CEE), le Coup de pouce Rénovation globale ou encore l’éco-PTZ collectif.
Enfin, la rénovation globale est l’occasion de valoriser les appartements et la copropriété en général. Cette « valeur verte » désigne la plus-value obtenue pour la vente d’un logement peu consommateur d’énergie, par rapport à un logement équivalent mais énergivore. Une étude des Notaires de France révèle ainsi les écarts de prix observés dans les régions françaises en fonction de la classe énergétique du logement. Par exemple, dans le Grand Est, un appartement de classe A ou B se vend, en moyenne, 13 % plus cher qu’un bien immobilier équivalent de classe D.
Un accompagnement de A à Z pour la rénovation globale
La rénovation énergétique globale d’une copropriété consiste à lancer un bouquet complet et coordonné de travaux, après un audit et avec l’aide d’un opérateur d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage (AMO). De l’isolation des combles au remplacement du chauffage, en passant par le calorifugeage (isolation des tuyaux de chauffage et des points singuliers), de nombreuses opérations peuvent être combinées pour améliorer la performance énergétique du bâtiment.
LE CHIFFRE HELLIO : 50 %
Ce sont les économies d’énergie qui peuvent être obtenues à l’issue des différents travaux de rénovation globale d’une copropriété. A minima, ce bouquet d’opérations doit engendrer 35 % d’économies d’énergie pour ouvrir les droits à la plupart des aides financières.
Lors des travaux de rénovation thermique globale d’une copropriété, plusieurs acteurs peuvent intervenir.
Hellio peut endosser le rôle d’AMO pour les projets de rénovation globale des copropriétaires. De plus, Hellio est délégataire CEE (certificats d’économies d’énergie) et mandataire MaPrimeRénov’. Grâce à ce statut, ses équipes peuvent proposer un préfinancement des primes. Cela permet de limiter l’investissement en début de projet, et de convaincre plus facilement les copropriétaires réticents.
En tant qu’AMO, Hellio aide les copropriétés à planifier les bons travaux
Tous les acteurs cités précédemment interviennent à différents moments du projet. De la définition des travaux et des financements, jusqu’au contrôle final, la rénovation suit des étapes précises.
Première phase pour les copropriétaires et l’AMO désigné : l’évaluation énergétique. Sa réalisation est votée en assemblée générale, puis menée par l’AMO. Elle vise alors à lister les travaux nécessaires pour atteindre au minimum 35 % de gain énergétique. Pour cela, le spécialiste réalise une première visite technique, établit une analyse de l’état du bâtiment et donne, enfin, ses préconisations. Il crée ainsi plusieurs scénarios de travaux avec généralement différents gains énergétiques possibles. Ces scénarios sont synthétisés, dans des fiches qui permettent aux copropriétaires de comprendre en un coup d’œil les travaux envisagés, et de voter le scénario le plus adapté en assemblée générale.
Ensuite, l’AMO poursuit son travail avec un plan de financement sur mesure. Son objectif ? Calculer l’ensemble des aides auxquelles la copropriété peut prétendre : par son syndicat à titre collectif, et par les copropriétaires à titre individuel. Actuellement, plusieurs subventions sont disponibles dans le cadre d’une rénovation énergétique globale en copropriété :
L’INFO HELLIO :
Le taux de financement maximal MaPrimeRénov' (75 %) inclut plusieurs bonus et primes supplémentaires, selon la situation de la copropriété. En cas de sortie de passoire énergétique (étiquette F ou G), la copropriété peut profiter de + 10 % du coût des travaux. De plus, les copropriétés fragiles peuvent bénéficier de + 20 % du coût des travaux.
En outre, les ménages modestes et très modestes (éligibles selon les plafonds de l’Anah) ont accès à un bonus respectif de 1 500 € ou 3 000 € à titre individuel.
De plus, la plupart des travaux de rénovation globale peuvent bénéficier d’un taux réduit de TVA à 5,5 %. Dans certaines communes, il est également possible de profiter d’une exonération de la taxe foncière pour les logements rénovés, qu’il s’agisse de résidences principales ou secondaires.
Une fois le scénario de travaux et le plan de financement validés par les copropriétaires, la rénovation énergétique entre dans le vif du sujet. La phase de travaux peut commencer, coordonnée et supervisée par le maître d’œuvre. Ce dernier doit s’assurer de la conformité du chantier en amont (diagnostic amiante, notamment), pendant (il nomme un coordinateur sécurité et protection de la santé si plusieurs entreprises interviennent), et après (il vérifie qu’il n’y a pas de malfaçons).
Le maître d’œuvre vérifie la qualité des travaux. De son côté, l’AMO s’assure que les différents critères définis dans l’évaluation énergétique ont été respectés. Si besoin, le syndicat des copropriétaires ou le maître d’œuvre peut même nouer un contrat de performance énergétique (CPE) avec les entreprises du bâtiment (entreprise d’isolation, chauffagiste, etc.) pour qu’elles s’engagent sur un niveau d’économies d’énergie durable après les travaux.
Ensuite, une fois tous ces contrôles effectués, la rénovation globale de la copropriété n’est pas tout à fait terminée. Le conseil syndical doit, en effet, sensibiliser les copropriétaires. De nombreuses copropriétés rénovées constatent un effet rebond après les travaux : les occupants chauffent davantage qu’avant (soit parce qu’ils pensent que cela coûte moins cher, soit parce qu’ils veulent profiter au maximum de leur nouveau confort). Il peut alors être judicieux de leur rappeler les bons gestes pour économiser l’énergie au quotidien.
Dans ce cadre, la fin des travaux peut aussi être l’occasion de renégocier le contrat d’électricité auprès du fournisseur de la copropriété, pour trouver une offre plus adaptée aux nouveaux usages des habitants.
Spécialiste en maîtrise de l’énergie, Hellio déploie une prestation de rénovation globale pour les copropriétés. Ses équipes mobilisent les dispositifs de financement et pilotent le projet, en prenant en charge les démarches administratives. Depuis 2021, plusieurs webinaires ont d'ailleurs été organisés pour traiter ce sujet en détail.
Vous êtes un syndic ou un propriétaire ? Nous vous invitons à contacter un expert Hellio pour enrichir votre réflexion. Vous pouvez également télécharger gratuitement notre ebook : « La rénovation énergétique globale des copropriétés ».
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