L’assemblée générale (AG) de copropriété est un des temps forts de la vie d’un immeuble collectif. Elle permet à tous les copropriétaires de se réunir pour voter les décisions importantes : travaux, budget, élection du syndic, etc. Mais encore faut-il être correctement convoqué ! Hellio fait le point sur la convocation à l’AG de copropriété : qui l’envoie, quels sont les délais légaux, ce que doit contenir l’ordre du jour et quelles démarches entreprendre en cas de litige.
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La convocation à l’assemblée générale de copropriété doit se faire selon un calendrier précis qui varie selon le type d’assemblée générale.
L’AG ordinaire doit être réunie au moins une fois par an. La convocation doit être adressée dans un délai de 6 mois à partir du dernier jour de l’exercice comptable précédent.
Dans le cas d’une assemblée générale extraordinaire, l’envoi de la convocation se fait dès que le moment est jugé nécessaire pour la tenue d’une telle réunion.
Dans tous les cas, les copropriétaires doivent être informés de la tenue de l’AG au moins 21 jours avant la date, afin qu’ils puissent se rendre disponibles pour y participer. C’est la date de l’accusé de réception (ou du récépissé en cas de remise en main propre) du courrier qui constitue le point de départ de ce délai de 21 jours.
Il est possible que le règlement de copropriété prévoit un délai plus long pour prévenir les copropriétés de la tenue de l’AG. A contrario, il est possible de raccourcir le délai si une situation d’urgence l’exige (nécessité de prendre une décision de conservation matérielle de l’immeuble).
La convocation à l’AG de copropriété est obligatoire dans tous les cas pour les copropriétés dotées de plus de 5 lots. Pour les plus petites copropriétés, il existe des exceptions selon les cas.
Le syndic a la charge de convoquer l’ensemble des copropriétaires à l’AG. Toutefois, certaines situations exceptionnelles permettent à d’autres personnes de remplir ce rôle.
En principe, la responsabilité d’envoi des convocations à l’AG de copropriété incombe au syndic. Outre la convocation annuelle obligatoire, le syndic est tenu de convoquer une AG :
À titre exceptionnel, d’autres personnes peuvent réaliser la convocation à l’AG.
Le président du conseil syndical est en droit de convoquer une AG de copropriété :
Les copropriétaires peuvent aussi réunir l’AG de copropriété. Cela concerne des cas exceptionnels lorsque la copropriété est dotée d’un syndic. Et en l’absence de syndic, tout copropriétaire peut réunir l’AG uniquement dans le but de nommer un nouveau syndic.
Enfin, si la copropriété est détenue par 2 copropriétaires uniquement, chacun a le droit de réunir l’AG quand il le souhaite.
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La convocation doit contenir plusieurs informations indispensables afin de porter à la connaissance des copropriétaires l’ensemble des éléments liés aux décisions qui seront votées lors de l’AG. En plus, une procédure particulière est demandée pour transmettre la convocation aux copropriétaires, afin de s’assurer de la bonne réception du document. Parfois, des litiges surviennent en cas de non-réception ou de réception tardive de la convocation.
La convocation doit contenir un certain nombre d’informations :
L’envoi de la convocation à l’AG se fait soit par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) soit par voie électronique si le copropriétaire a donné son accord écrit pour ce mode de transmission.
Une remise en main propre est également possible. Le destinataire doit alors émarger ou signer un récépissé pour justifier la bonne réception du document.
Si un des copropriétaires n’a pas été dûment convoqué à l’AG, il peut saisir la justice pour demander l’annulation de l’AG dans un délai de 2 mois suivant la notification du procès-verbal de l’assemblée. Il peut également poursuivre le syndic en justice, s’il peut se prévaloir d’un préjudice lié à l’absence de convocation.
De même, si la convocation a été reçue tardivement, sans respect du délai prévu, le copropriétaire peut saisir la justice pour obtenir la nullité de l’assemblée générale.
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