La copropriété horizontale regroupe des maisons individuelles sur un terrain commun, avec des règles similaires à la copropriété classique. Ce régime influence la gestion des espaces partagés, les obligations des propriétaires et les charges collectives. Voici tout ce qu’il faut savoir sur son fonctionnement, ses particularités et ses contraintes.
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Dans une copropriété horizontale, chaque propriétaire détient sa maison en partie privative, mais le terrain reste une partie commune appartenant à l’ensemble des copropriétaires.
Concrètement, les maisons sont des biens privatifs, tandis que le sol sur lequel elles sont construites fait partie des espaces communs de la copropriété.
Ainsi, tous les équipements implantés sur ce terrain, tels que les voiries, l’éclairage, les espaces verts ou les infrastructures sportives, relèvent des parties communes et doivent être entretenus collectivement. Ce type d’organisation est encadré par la loi du 10 juillet 1965, qui définit les règles générales de la copropriété en France.
L’INFO HELLIO
Il ne faut pas confondre la propriété horizontale avec le lotissement. Ce dernier est divisé en lots, chacun d'eux appartenant à un propriétaire. La notion de partie commune n'existe pas en lotissement.
Dans une copropriété horizontale, les propriétaires sont soumis aux mêmes obligations que dans une copropriété classique. Ils doivent participer aux charges communes et respecter le règlement de copropriété, qui fixe les règles de gestion et d’entretien des infrastructures partagées.
Le syndic, qui peut être professionnel ou bénévole, joue un rôle clé dans l’administration de l’ensemble. Il s’assure du bon respect des décisions prises en assemblée générale et de la gestion des finances communes.
Comme toute copropriété, une copropriété horizontale nécessite une gestion collective des espaces et équipements communs. Cette mission est assurée par un syndic, qui peut être :
Les copropriétaires, quant à eux, participent aux décisions en assemblée générale et contribuent aux charges communes selon leur quote-part.
L’INFO HELLIO
Le régime juridique de la copropriété horizontale étant contraignant et spécifique, certains copropriétaires tentent parfois d’en sortir pour passer au statut du lotissement.
Les décisions concernant l’entretien des parties communes, la réalisation de travaux ou la gestion financière sont prises lors des assemblées générales (AG). Comme dans toute copropriété, les votes s’effectuent selon différentes majorités :
👉 L’AG doit être convoquée au moins une fois par an par le syndic.
La principale différence entre copropriété horizontale et copropriété verticale réside dans leur configuration physique.
Cette distinction influence directement la gestion et les obligations des copropriétaires.
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Les règles de gestion diffèrent entre copropriété horizontale et verticale, bien que toutes deux soient soumises à la loi du 10 juillet 1965 :
Dans les deux cas, la copropriété est administrée par un syndic et les décisions sont prises en assemblée générale.
Les copropriétaires d’un immeuble et ceux d’une copropriété horizontale partagent des obligations communes, comme la participation aux charges et le respect du règlement de copropriété. Toutefois, certaines responsabilités diffèrent :
LE CHIFFRE HELLIO : 110 000
C’est le nombre de copropriétés fragiles en 2020, selon le gouvernement. Soit 18 % du total. On parle de copropriété fragile lorsque cette dernière rencontre des difficultés sur le plan technique, financier, social ou juridique. Les copropriétés horizontales sont aussi touchées.
Dans une copropriété horizontale, le terrain appartient à la copropriété, limitant la liberté d’aménagement des propriétaires. Toute modification affectant les parties communes (piscine, fenêtre, surélévation) doit être votée en assemblée générale à la majorité de l’article 25 de la loi de 1965. Un dossier détaillé est requis et l’autorisation peut être assortie de conditions (assurance, contrôle par un architecte).
Les charges collectives (voiries, réseaux, espaces verts) peuvent être élevées, surtout s’il s’agit d’une petite copropriété. Cela pousse certaines copropriétés à rétrocéder la voirie à la commune. Certains propriétaires cherchent même à quitter le régime de la copropriété horizontale pour alléger ces contraintes.
Toutefois, ce mode d’habitat présente aussi des avantages : entretien mutualisé des infrastructures, cadre de vie harmonisé et accès à des équipements collectifs souvent absents des propriétés individuelles.
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