D’après la loi de 1965, toute copropriété est dans l’obligation d’avoir un syndic de copropriété. Toutefois, le texte précise qu’il existe différents modèles de gestion. Lesquels sont-ils ? Comment bien choisir son syndic ? Le point dans cet article.
Le syndic de copropriété est le représentant légal des copropriétaires. Ces derniers forment ensemble le syndicat des copropriétaires, qui constitue une personne morale dotée d’une entité juridique. Le syndic signe tous les contrats de la copropriété au nom du syndicat des copropriétaires et le représente dans toutes ses actions en justice.
Cependant, le syndic a également pour rôle d’assurer la gestion administrative et financière de la copropriété, ainsi que la bonne tenue de l’immeuble. L’ensemble des missions et des obligations du syndic sont définies par l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965. À ce titre, le syndic doit notamment :
LE CHIFFRE HELLIO : 700 000 à 800 000
C’est le nombre estimé de copropriétés en France. En effet, chaque copropriété doit être enregistrée auprès du Registre National des Copropriétés (RNC). Cependant, on ne comptait que 533 266 copropriétés enregistrées en 2022.
La loi du 10 juillet 1965 admet trois modèles différents de gestion de la copropriété :
L’INFO HELLIO :
Depuis quelques années, des syndics de copropriété en ligne fleurissent sur le marché des syndics professionnels. Ces néo-syndics proposent un service 100 % dématérialisé et par conséquent moins cher que les services d’un syndic classique. Cependant, certaines prestations ne sont pas proposées par les syndics en ligne : présence physique du gestionnaire en assemblée générale, visite de la copropriété, accompagnement sur le chantier, etc.
Pour savoir quel modèle de gestion correspond le mieux aux besoins de votre copropriété, nous vous recommandons de discuter avec l’ensemble des copropriétaires pour connaître leur avis sur la question. En effet, le choix du modèle de gestion de la copropriété s’effectue en fonction des problématiques des copropriétaires :
L’ASTUCE HELLIO :
N’oubliez pas de mettre en concurrence votre syndic actuel en demandant plusieurs devis ou en vous posant la question de l’autogestion ! En effet, selon l’article 21 de la loi du 10 juillet 1965, le conseil syndical a l’obligation de mettre en concurrence le syndic actuel à chaque désignation en assemblée générale. Cependant, même si le conseil syndical ne procède pas à la mise en concurrence, il est toujours possible de renouveler le mandat du syndic actuel. Il est alors dans l’intérêt des copropriétaires que le conseil syndical propose des alternatives au syndic actuel.
Afin de changer de syndic de copropriété, il est impératif de demander au syndic actuel l’ajout d’une résolution à l’ordre du jour d’une assemblée générale. Pour cela, un copropriétaire ou un membre du conseil syndical peut effectuer une demande auprès du syndic par lettre recommandée avec accusé de réception. Généralement, il est recommandé d’envoyer cette lettre deux mois avant la tenue de l’assemblée générale, pour s’assurer que la résolution soit mise à l’ordre du jour.
Attention, le syndic doit obligatoirement envoyer les convocations d’assemblée générale 21 jours avant le déroulement de l’assemblée générale. Une fois les convocations envoyées, il ne sera plus possible de modifier l’ordre du jour.
Lors de l’assemblée générale, le syndic de copropriété est élu par l’ensemble des copropriétaires à la majorité absolue. Cette majorité comptabilise les voix des copropriétaires présents, absents et représentés. Conformément à l’article 25-1 de la loi du 10 juillet 1965, si la résolution ne passe pas en assemblée générale, mais qu’elle obtient au moins un tiers des tantièmes, alors un second vote peut être organisé au cours de la même assemblée générale, cette fois à la majorité simple. Cette majorité ne prend en compte que les votes des copropriétaires présents et représentés.